Restaurant & Bar
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L'histoire

LES LIEUX

L'histoire de cet ancien hôtel particulier, racheté à un Maître des eaux et forêts de Louis XIV, est intimement liée aux transformations subies par le quartier aux 18ème et 19ème siècles.

La Maison Lapérouse  fut établie en 1766 par Lefèvre, Limonadier du Roi, qui transforma les lieux en un « Marchand de vin ». La destruction face à lui du Couvent des Grands Augustins et la construction sur l'emplacement de ce dernier du marché de la Vallée, spécialisé dans le commerce de volailles et de gibiers, fait prendre à son établissement un véritable essor qui devient rapidement célèbre pour la qualité des mets qu'on y sert.Lieu de grandes ripailles et de joyeuses beuveries, le restaurant est autant fréquenté par les mandataires du marché que par leurs employés et leurs clients.

La criminalité étant très importante à cette époque, et toutes les transactions se faisant en liquide, Lefèvre a une idée de génie : proposer à sa clientèle les chambres de domestiques du premier étage afin qu'elle puisse y faire ses comptes dans la plus grande discrétion. Les célèbres petits salons de Lapérouse sont nés.

Vers 1850, le succès est à son apogée. Des clients très aisés, qui tiennent le nouveau propriétaire , Jules Lapérouse, en grande estime, lui manifestent leur amitié en le conseillant dans la décoration des petits salons extrêmement prisés . Par la suite Auguste Escoffier, « cuisinier des rois et roi des cuisiniers », prend les rennes des cuisines. C'est alors que Lapérouse symbolise à lui seul la plus haute gastronomie française.

En 1870, La disparition du marché de la Vallée, lors de la construction des Halles Baltard au centre de Paris, aurait pu marquer la fin du restaurant. C'est le contraire qui advient. Industriels du livre, négociants, éditeurs et auteurs découvrent l'existence de ce marchand de vins et de ses petits salons.

Entre la Place Saint Michel et le Pont Neuf, Le Lapérouse propose plus de 600 m² d'espace de réception, où le confort et l'art de recevoir ont été pris comme fil conducteur dans la plus pure tradition de l'élégance parisienne.

L'endroit devient vite le rendez-vous du Tout-Paris littéraire. Guy de Maupassant, Emile Zola, Alexandre Dumas ou encore Victor Hugo, dont l'un des salons porte son nom, se pressent aux portes du restaurant. De très nombreux hommes politiques, comme Joseph Caillaux ou Raymond Poincaré, profitèrent de la confidentialité des lieux pour y tenir leurs réunions. L'élite internationale connait elle aussi très vite les chemins qui mènent au 51 Quai des Grands Augustins. Le duc de Windsor, la princesse Margaret ou l'Aga Khan profitent de chacune de leurs venues sur Paris pour réserver une table à Lapérouse.
Découvrir Lapérouse est un émerveillement, l'architecture intérieure est d'une très amusante complexité. De multiples recoins, couloirs et escaliers mènent à plusieurs salles à manger – toutes de styles différents – et aux salons particuliers.

Dès la porte franchie, nous avons le sentiment de remonter le temps jusqu'au XVIIIème siècle. Chez Lapérouse, nous avons soigneusement veillé à ne pas dénaturer les lieux. Boiseries, fresques murales, plafonds bas, tout a été heureusement préservé pour une ambiance raffinée et chargée d'histoire…


UN HOMONYME PRESTIGIEUX

Le succès du restaurant Lapérouse au cours des deux premiers siècles de son histoire est en partie du à une histoire de « bon ton » qui fait croire à une parenté entre le propriétaire et le Comte de La Pérouse, le célèbre navigateur disparu en mer après être parti, sur les ordres de Louis XVI, découvrir les parties septentrionales des rivages américains et asiatiques.

LE RESTAURANT

Etabli face à la Seine et à l'Ile de la Cité, le restaurant bénéficie d'une situation exceptionnelle. Les nombreuses fenêtres des salles à manger du premier étage permettent à la lumière d'entrer à flots. La vue est merveilleuse et procure un sentiment de calme, une agréable respiration, une trêve bienvenue.

La réputation du restaurant date de 1951, année où Lapérouse se voit désigné comme un établissement d'exception en faisant partie de la première promotion de trois étoiles du Guide Michelin.

Franchir les portes de Lapérouse, c'est d'abord un émerveillement : celui d'entrer dans un lieu où le temps s'est volontairement un peu figé, un lieu où résonnent les bruits de couverts depuis bientôt 250 ans, c'est emprunter des couloirs où flotte encore, comme un parfum, l'esprit de George Sand, Victor Hugo ou Gustave Flaubert, s'asseoir dans un petit salon et s'amuser d'y retrouver Raymond Poincaré ou le Duc de Windsor.

Pas étonnant donc que l'architecture intérieure y soit d'une très amusante complexité. De multiples recoins, couloirs et escaliers mènent au restaurant et aux salons particuliers dont la réputation, souvent sulfureuse, a fait le tour du monde. Les amoureux des lieux y retrouvent aujourd'hui le plaisir d'une cuisine renouvelée mais fidèle aux recettes qui firent de tous temps le succès de Lapérouse.

Chez Lapérouse, on a soigneusement veillé à ne pas dénaturer les lieux, et tout a  été heureusement préservé. Un gros travail a même été entrepris depuis quelques mois sous la baguette d'un des restaurateurs les plus en vue de la capitale, Alex Vanopbroeke, aidé par des artisans d'art choisis au sein de l'Association Carré Batignolles. Boiseries, fresques murales, plafonds bas, peintures, dorures, tableaux, mobiliers et autres objets portant la griffe historique du restaurant ont ainsi été soigneusement restaurés pour redonner aux lieux leur lustre d'antan. 


DES SALONS TRES INTIMES

Détournés de leur fonction première, les salons de Lapérouse se transformèrent au fil du temps en un lieu privilégié pour les rencontres galantes. Un escalier dérobé, taillé dans l'épaisseur du mur et accédant au Sénat par des galeries souterraines de l'ancien couvent des Augustins, contribua à la légende de la Maison Lapérouse, de même que les miroirs sur lesquels les « cocottes », complaisantes mais nullement naïves, prenaient l'habitude de graver leur nom avec les diamants que ces messieurs venaient de leur offrir, vérifiant au passage que leur « compréhension » n'était pas récompensée par de vulgaires morceaux de verre.

Parmi les nombreux salons, La Belle Otéro et Le Quai aux Fleurs (2 personnes), Les Anges, Les Amours, Les Sénateurs (2 à 4 personnes), ou le Victor Hugo (6 à 8 personnes), dans lequel l'écrivain venait chaque semaine déguster les fameuses confitures Lapérouse en compagnie de son petit-fils.

Le salon Lapérouse, rouge et or et coiffé de poutres, accueille jusqu'à 60 couverts. Situé face à la Seine, il débouche sur le Salon de la Boussole (nom d'un des bateaux du Comte de La Pérouse). Entièrement couvert de cuir de Cordoue façonné, il peut recevoir une douzaine de personnes et surplombe la rue des Grands Augustins. Au bout du couloir, le très lumineux Salon de l'Astrolabe (nom de son autre bateau), pièce rococo aux couleurs vives et aux nombreuses moulures, au plafond peint d'un planisphère ancien, qui peut accueillir jusqu'à 35 personnes assises).

 

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